Feel à vélo : des livreurs urbains et écolos à Lorient

Nouveau à Lorient : un service de livraison à vélo des courses et colis. Il est payant mais rapide et non polluant. Et réservé à ceux qui habitent et travaillent entre la Base, Kerpont et le Mourillon.

L’initiative

Elle ne livrait jusqu’alors, mais déjà à vélo, que ses paniers de légumes : l’entreprise solidaire Optim-ism propose depuis peu un nouveau service à deux roues dans Lorient. Feel à vélo, c’est son nom, livre d’un point à un autre des colis pouvant peser jusqu’à 150 kg. Tout cela en silence, sans pollution aucune et finalement plus rapidement qu’en voiture dans certains secteurs de la ville et horaires de la journée.

Selon la zone desservie, il en coûtera au client 8 € ou 12 €. Pas donné mais pratique quand on est malade, peu mobile ou peu disponible : « Vous faites vos courses ou passez un drive et on vous l’apporte chez vous quand vous rentrez », promet Anthony Loussouarn, jeune responsable de Feel à vélo. « Et ça va prendre » assure-t-il au regard des premiers trente et bons contacts noués ce mois dernier dans la cité.

Tandis que la Biocoop propose déjà une dégressivité voire une gratuité de cette livraison en fonction du montant du panier, « des restaurateurs mais aussi des fleuristes ou encore un caviste sont très intéressés pour remplacer ou renforcer leur dispositif ». Pour qu’il soit rentable, calcule Anthony, « il faut trois livraisons par heure. Et certains jours, nous y sommes déjà parvenus »

Deux jeunes en insertion

Feel à vélo déroule aussi la pelote de la solidarité : en y ayant recours, le client contribue à l’insertion de jeunes dans le monde du travail. À 28 ans, le Guidélois, Anthony Loussouarn s’est retrouvé le bec dans l’eau après avoir été consultant : « Je proposais d’aider les collectivités et les entreprises à monter des projets participatifs. » Après dix-huit mois de galère, il conserve son « intérêt pour l’humain » et sa volonté « d’impliquer un maximum de personnes » autour d’une activité « qui agit pour la transition énergétique et économique ».

Ébéniste de formation, Ludovic Payet, à 29 ans, n’a lui non plus pas trouvé sabot à son pied. Il s’est essayé « à la livraison et au montage de meubles. Mais je ne signais que des CDD », des contrats à durée déterminée. « Quand j’ai vu qu’Optim-ism cherchait un livreur à vélo, je me suis dit que je pourrais faire ce que j’aime : travailler dehors et rester au contact des gensQui m’accueillent à chaque fois avec le sourire ! »

Dans un triangle que délimiteraient la Base, le Mourillon et Kerpont, on risque de croiser souvent le vélo électrique ou le triporteur de Feel à vélo. Dont le gain d’image pour ceux qui l’utilisent n’est, finalement, pas le moindre avantage…

Publié le 21 octobre 2016 Par Yvan Duvivier, Ouest-France.

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